Scénarios narcissiques de la parentalité

Image 29Je vous propose aujourd’hui une théorie psychologique très intéressante pour appréhender les interactions psychique des parents avec leurs enfants. Il s’agit d’un outil que j’ai découvert lors de mon travail de fin d’étude. En pratique, nous l’utilisons tous les jours mais pas selon des termes aussi précis.

Freud en 1914, a introduit le concept de narcissisme, qui serait un choix d’objet libidinal. Le sujet choisirait ses objets libidinaux selon ce qu’il a aimé de lui dans sa mère ou dans sa lignée. Ainsi selon Freud, on aime dans l’autre « ce que l’on est soi même », « ce que l’on a été soi-même », « ce que l’on voudrait être soi-même » ou encore « la personne qui a été une partie du propre soi ». Le narcissisme primaire de la petite enfance et de l’enfance se retrouve dans la surestimation que les parents font de leur enfant, en leur attribuant toutes les perfections et en cherchant à oublier et à cacher tous les défauts – ce que Freud résuma dans l’expression « His majesty the baby ». Il précisera encore cette notion et en parlera comme étant un idéal du Moi : « les parents placeraient sur l’enfant leur propre idéal du Moi avec lequel cet enfant s’identifierait, en en faisant son propre idéal qu’à son tour, arrivé à l’âge adulte, il projetterait sur son propre enfant ». L’enfant est donc un représentant du narcissisme infantile parental que la parentalité dans son axe « expérience » réactive. L’émergence de fantasmes et de fictions mettent en scène des images du parent, de ses parents, de l’enfant. Ces mises en scènes constituent les « scénarios narcissiques de la parentalité » conceptualisées par Manzano, Palacio-Espasa et Zilkha (1999) d’après leur pratique basée sur la thérapie familiale brève. db6347e817b62e3d908f5021dcb3aaae-300x300

Anne-Solène Gatzoff, Psychologue Bordeaux

3 comments on “Scénarios narcissiques de la parentalité

  1. Je pense qu’avant tout je veux le meilleur pour mes enfants, réussite sociale, familiale…
    Bien vite on prend conscience que pour eux le meilleur n’est pas ce que l on veut qu’ils deviennent mais c’est comprendre ce qu’ils veulent devenir pour trouver le meilleur. À nous de les aider dans leurs chemins

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